M comme Manager

Il existe un endroit, entre le triangle des Bermudes et la zone 51, près du port de mouillage du Hollandais Volant où se trouve l’Usine. C’est l’endroit où sont fabriqués les Managers. Vous avez vraiment cru que les managers étaient le fruit de l’amour entre un homme et une femme ? Que nenni, le manager est fabriqué sur demande pour faire face aux besoins des SSII et Cabinets de conseil.

Ils sont tous moulés sur le même modèle. Pour la bouche, un piège à loup. A la place des dents, des carreaux de faïence. Même coupe, même parfum, même costume, même cravate, même tailleur, même chemisier, même moyen de locomotion (scooter tendance ou berline allemande), même sacoche, même smartphone, même biture le vendredi et même golf le samedi matin.

Après leur façonnage ils sont ensuite conduits dans un entrepôt où les SSII et cabinets de conseil viennent chercher les modèles qu’ils souhaitent : «
Bonjour le modèle Brøwhår, vous l’avez avec une cravate rouge
– Oui Monsieur, juste avant les caisses, allée 7 sur votre gauche à côté des sanitaires.
– Il est déjà monté ?
– Oui, il ne vous reste plus qu’à visser le haut du crâne
– Ce n’est pas obligatoire ?
– Pour ce qu’il en ferra !
– Est-il possible de remplacer le cœur par une calculatrice ?
– Possible mais plus cher. Attention, vous vous y retrouverez sur la longueur. Sinon prenez le modèle Grohf il est garanti +50% de marge et -0,50% d’augmentation. C’est celui que toutes les boîtes veulent. Nous ne l’avons plus qu’en taupe et rouge sang. Attention le Grohf est livré en kit avec une notice traduite du roumain en chinois puis en albanais et en français par des indiens pas trop chers ?.
– Vous faites toujours l’échange satisfait ou remboursé ?
– Pas sur les soldes. Mais le Brøwhår est une valeur sûre, vous ne le regretterez pas.
»

Et voilà notre SSII qui repart avec son manager en kit ou monté sur la galerie de la voiture. A ce stade le manager est encore moins utile qu’une plante verte. Au stade suivant aussi vous nous ferez remarquer, vous êtes moqueurs. Précisons, en cette période de préparation des cadeaux de Noël, qu’un manager ne sert vraiment à rien ! Avertissez vos enfants qui pourraient être tentés de remplacer le chien abandonné sur l’autoroute cet été : « Papa/Maman, je veux un manager, un super vilain, tout moche comme Kevin ! » Prenez un hamster à la place, son œil respirera plus l’intelligence que celui d’un manager.

Au départ le manager était livré complètement monté, mais leurs employeurs passaient trop de temps à leur retourner le cerveau. Ainsi est née l’idée de laisser le crâne vide pour qu’il soit rempli à volonté. Certain ont un circuit intégré qui leur permet de servir de fontaine à eau. D’autres sont posés à même le sol pour servir de parking à vélo (glissez la roue où bon vous semblera), mais le vice des SSII et cabinets de conseil est d’avoir voulu faire travailler ces choses là. Imaginez que vous demandiez à votre grille-pain de faire de l’argent. C’est ce qu’il s’est passé avec les managers. D’objet ornementale (on a le mauvais goût que l’on peut) ils sont devenus masse salariale.

Mais pourquoi tant de haine nous direz-vous ? La manager n’est-il pas celui qui accompagne, épaule, guide, encourage, augmente le prestataire avant, pendant et après la mission ? Nous préférons l’ironie de notre introduction à la fumisterie de votre question. Et d’abord il ne s’agit pas de manager. Toutes ces personnes qui encombrent les bureaux de votre employeur ne sont pas des managers mais des commerciaux. Hier ils plaçaient des shampooings, demain des tondeuses, aujourd’hui des consultants. Ils ne sont pas là pour vous manager, vous challenger, vous accompagner ; ils sont là pour faire en sorte que leur marge soit encore plus importante et cela sur votre dos. Quand les patrons de SSII et de cabinets de conseil auront compris que la force de leur entreprise réside dans le consultant et non dans le manager, un sérieux pas en avant aura été fait dans la profession.

Les seuls remerciement à adresser aux SSII et cabinets de conseil concernent le devenir des commerciaux.. Sans eux combien de managers se retrouveraient raëliens, chevaliers du Lotus d’or, témoins de Jehova ou membres du Temple Solaire, tant le discernement leur fait défaut. Maintenant que l’armée a réduit ses embauches d’idiots du village, ces derniers ont trouvé refuge dans le Conseil, véritable bouée de secours de tous les simplets.

Ainsi donc notre néo-consultant qui les a croisés au salon de recrutement, a fixé des entretiens par téléphone avant de rencontrer les managers. Première rencontre, quelque soit votre exactitude, le manager (nous continuerons à les appeler manager pour leur ego). Donc notre manager sera en retard, il bosse lui. En vérité, il tente péniblement de draguer l’adjointe des RH qui n’a de cesse de le remballer. Ou bien il montre à ses collègues la dernière application qu’il a téléchargée. Overbooké, total charrette, fulltime, vous comprenez. Non vous ne pouvez pas comprendre, un consultant ça ne bosse pas.

Petit détail qui pourrait vous sembler liée à une erreur d’assemblage les deux bras fonctionnent symétriquement. L’action de tendre la main droite pour dire bonjour, s’accompagne toujours d’un geste identique du côté gauche pour vous fournir sa carte de visite. Pensez à votre collection et prenez-là. Cela vous permettra aussi d’avoir des noms pour plus tard, si l’envie vous prenez de quitter votre boîte pour une autre. Vous aurez toujours des amis à qui fournir ces adresses ou bien, les soirs de saine colère, vous souhaiterez peut-être inscrire toute votre collection de managers à la mailing liste d’un site bien trash. C’est totalement idiot mais cela peut soulager. Enfin qui n’a pas dragué un peu bourré en boîte avec des regrets au réveil. Quitter votre conquête de dance-floor en lui laissant votre carte de visite (au choix dans votre collection privée).

Donc vous voici face à votre manager qui vous fait étrangement penser à … votre petit frère de 13 ans. Même tic de faire tournoyer son stylo autour de son pouce comme une baguette de batteur ; même langage faussement jeune ; même immaturité ; même façon de ne pas savoir faire un nœud de cravate ; même habitude de regarder son portable toutes les quinze secondes. Retenez-vous de lui coller un taquet derrière les oreilles. Nous vous rappelons que vous cherchez du travail.

Le manager sera un des personnages récurrents de ce lexique aussi aurez-vous le sentiment que nous n’évoquons pas certains points dans ce billet, comme l’entretien d’embauche ou l’entretien annuel d’évaluation (ils seront traités dans d’autres articles).

Donc notre manager n’est qu’un commercial, cela veut dire qu’il ne connait et/ou ne comprend strictement rien au secteur sur lequel il travaille. C’est vrai qu’à l’heure du Web 2.0 se renseigner sur un client ou une activité c’est extrêmement compliqué. C’est d’ailleurs le même personnage qui vous refusera des jours de formation vous invitant à effectuer cela chez vous, le soir, en cherchant sur internet : «
– Tu as regardé sur Wikipédia.
– Non mais je souhaite me former à Java et Wikipédia c’est un peu court sur un tel sujet.
– Regarde sur Wikipédia, car je ne vais pas te payer une formation danse … Ah, ah, ah je t’ai bien eu ! Je ne suis qu’un manager mais je sais que le Java dont tu parles ce n’est pas la danse. Au fait pourquoi tu veux aller te former en Indonésie ?
»

Le manager est titulaire d’un compte (d’un client), ou d’un portefeuille de comptes (plusieurs clients mais dans le même secteur) ou d’une partie de compte (chez les très gros clients). La fonction du manager est d’augmenter son nombre de prestataires en mission. Car plus il possède de prestataires en mission et plus sa marge est haute. Plus sa marge est haute et plus son bonus est important. La hantise du manager est donc l’inter-contrat.

L’inter-contrat est le temps entre votre embauche et une première mission ou entre deux missions, par la suite. L’inter-contrat cela plombe ses statistiques et sa marge. Le prestataire en mission est une vache à lait, le prestataire en inter-contrat est une vache folle à abattre. Alors pour lutter contre les inter-contrats il doit placer le maximum de consultants. Mais ne connaissant pas son secteur d’activité il doit s’appuyer sur … les consultants déjà en place sur d’autres missions.

En effet jamais un manager n’a pu ouvrir un compte par sa seule force commerciale. Il serait du genre à contacter un gros client via son numéro de téléphone sur le site des pages jaunes : «
– Bonjour je suis [son nom], manager chez [sa SSII] vous avez besoin de prestataires ?
– Bonjour est bienvenue chez [client]. Si vous souhaitez être mis en relation, tapez 1 ; si votre question concerne votre forfait, tapez 2.
– Non mais c’est moi [son nom], je suis manager, je veux vous proposer du prestataires.
– Si votre appel concerne notre offre TOP COOL, tapez 3
– Mais non c’est moi qui suis top cool !
– Nous n’avons pas compris votre demande. »

Vous vous souvenez de Jeckyll/Hyde ? Pour que votre manager travaille il va vous demander de sortir des documents de chez votre client (organigrammes, annuaires, listings, mailings). Il va vous demander de fureter près des photocopieuses à la recherche de documents oubliés. Il va vous demander d’épier des conversations à la recherche d’une amorce de besoin. Il ne va pas vous apporter des oranges à la Santé car c’est totalement illégal. Sans pousser jusqu’à la case prison, c’est en fait un pacte de dupes.

Les clients, grâce à ces méthodes évitent ainsi d’émettre des appels d’offre et de perdre du temps à rencontrer les managers et leurs consultants. Le client s’appuie sur la renommée, la qualité et la compétence d’une personne en place en imaginant que tous les gens de sa SSII ou de son cabinet de conseil ont le même profil. De son côté le manager est directement mis en relation avec un client sans avoir à errer dans les arcanes téléphoniques du monde moderne. On donne une pièce au consultant pour le remercier de son travail. Et tout le monde est content. Youpi !

Car votre manager chez le client c’est la plaie. Moins il est présent mieux cela se passera pour vous.. Son incompétence que tout le monde remarque en inter-contrat, saute aux yeux lors des entretiens chez le client. Il a pour manie de tenter d’obtenir le plus de noms possibles pour les contacter par la suite et fourguer ses consultants. Certains clients laissent le manager à la porte pour ne rencontrer que le prestataire. Beau constat de leur utilité. Un mois passé en mission et quinze appels de votre manager à votre client pour lui proposer d’autres profils vous convaincront de l’acharnement de ce nigaud et de l’estime qui lui est portée. Le client supporte moyennement cette habitude à pinailler sur tous les coûts. Le client s’en tient aux contraintes imposées par le service des Achats de sa boîte. Car si le manager pinaille ce n’est pas pour vous augmenter, c’est encore et toujours pour sa sacro-sainte marge.

Une fois en mission votre manager disparaît, vous allez passer des mois sans la moindre nouvelle de sa part. Parfois c’est suite à l’envoi d’un mail pour une question quelconque que vous apprenez via un Mail Delivery Subsystem qu’il a quitté votre entreprise. Tellement booké qu’il a oublié de vous prévenir. Parfois c’est le client qui vous annoncera avoir croisé votre manager dans les murs alors que depuis des mois vous lui faites des demandes de formation sans réponse et qu’il ne décroche pas quand vous l’appelez. Soyons bien clair, en mission, s’il n’a pas besoin de vous (remontée d’informations), le manager ne donnera jamais signe de vie et c’est ce qui rend la vie en mission si sympa.

Mais dans la catégorie des managers il y a les pires de tous. Les anciens consultants passés du côté obscur. Au départ vous pouvez penser qu’en tant qu’anciens ils auraient au moins la reconnaissance du cœur. Même pas en rêve ! Ceux sont souvent les pires. Managers des comptes sur lesquels ils étaient, ils vous assureront que vous êtes mauvais, que de leurs temps ils avaient toutes les informations qu’ils voulaient et bla, bla et bla, bla. Ah oui, car ça parle un manager, cela n’arrête même jamais, toujours une anecdote tordante à vous narrer. Ne vous offusquez pas de ne pas comprendre la subtilité de l’anecdote, c’est de l’humour de manager. Contentez-vous de dire « Ah d’accord » ou « En effet » et ils continueront leurs soliloques.

Petit conseil, le manager n’est pas l’ami du consultant, leurs buts réciproques ne le permettent pas. Gardez-vous de trop dévoiler votre vie privée. Rien de pire que de se voir refuser une augmentation et d’entendre « Avec une femme, un enfant en bas âge et la maison que tu viens d’acheter, sois content d’avoir un boulot, je te rappelle que c’est la crise. » Dans le même registre et sauf à jouer le capitaine de soirée, évitez les beuveries avec votre manager. Nous vous rappelons que n’importe quel téléphone prend maintenant des photos. Et vous, la cravate sur la tête, le pantalon aux chevilles, en train de vomir dans les toilettes, il gardera la photo et vous la présentera lors de votre entretien annuel quand vous postulerez à un poste plus élevé en ayant mis en avant votre sens des responsabilités et votre maturité.

Alors en conclusion, que faire d’un manager ? Un coup derrière les oreilles et en appât pour la pêche au gros. Requin entre les requins. Vous verrez, cela ira mieux demain.

Les managers faisant signe à leurs consultants pour obtenir des infos sur les clients.

Prochain article : E comme Entretien d’embauche, le 10 novembre 2010

« Remember, remember, the Fifth of November ». Il s’agit du début d’un poème dédié à Guy Fawkes, dont le visage transformé en masque est porté le héros de V comme Vendetta et sert de logo à ce blog. Pour ceux qui seraient intéressés par Guy Fawkes et la conspiration des poudres du 05 novembre 1605, nous leur conseillons, comme le ferait votre manager, d’aller faire un tour sur Wikipédia.

Pour ceux qui n’ont rien à faire de l’Histoire. Nous expliquerons ici que la référence des auteurs à V comme Vendetta, s’illustre parfaitement par une citation du film que nous avons quelque peu modifier « Les consultants ne devraient pas craindre les SSII, ceux sont les SSII qui devraient craindre les consultants ».

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12 commentaires pour M comme Manager

  1. Super Menteur dit :

    Vous avez oublié de conseiller aux apprentis consultants de toujours faire confirmer par mail les paroles des managers. Cela vous permet de garder une trace … on ne sait jamais.

  2. Super Léo dit :

    Je ne saurais donner meilleur conseil : garder des traces ….

  3. formator dit :

    Je me souviens d’un entretien annuel. Oui, celui-là même où on rencontre son manager/commercial, peut être pour la première fois (turn over oblige). Ce moment privilégié où l’on rempli un fichier Excel simulant l’intérêt de l’entreprise envers son consultant. Bref, lors de cet entretien, j’ai demandé une formation à un outil, disons un four, parce que la pâtisserie m’intéresse 🙂 Je me la suis vu refusée.
    Deux semaines après, mon manager revient me voir :
    « Tu es toujours intéressé par ta formation ‘four’ ?
    – oui, bien sûr.
    – Hé bien BONNE NOUVELLE !!! Tu vas pouvoir la donner :D:D:D
    – Ha… mais… je ne souhaite pas la donner, je souhaite être formé… Après on pourra parler de donner cette formation.
    – Oui, mais tu sais ce qu’on dit… C’est en donnant une formation qu’on se forme le mieux.
    – Alors dans ce cas, au lieu de promettre des formations aux consultants, promets-leurs qu’ils vont donner des formations. »

    Au final, je n’ai pas été formé, et je n’ai pas donné la formation.
    On peut aussi préciser qu’un TJM de formateur est souvent supérieur au TJM d’un simple consultant.

  4. aleks dit :

    il est toujours tres facile de juger les autres. si un jour l’auteur devient manager je voudrais voir comment changerait-il son article.
    en plus, meme s’il y a enormement de mauvais managers qui meritent les descriptions de l’article, il y en a aussi des tres bons. et voici la plus grosse surprise: le nombre de mauvais managers est exactement le meme que le nombre de mauvais consultants. personne n’est sans faute.

  5. ploooooc dit :

    Bien sûr qu’il existe de très bons managers. Ils sont sur une île secrète dont seule la CIA connaît l’existence. Ils dansent avec Elvis Presley et Michael Jackson sur des reprises de Claude François. Ils vont à la piscine et nagent avec Nessie et les pilotes perdus du triangle des Bermudes. Il ne faut pas croire aux légendes urbaines.

    Qu’est-ce qu’un bon manager ? C’est une personne qui fait de l’argent. Qu’est-ce qu’une personne qui fait de l’argent ? C’est une personne qui ne s’encombre pas de sentiments.

    Sur ce blog nous désignons par manager, le commercial qui tient le compte du client chez qui vous êtes. Il ne connait rien à votre métier mais il décide de votre avancement, de vos formations et de vos augmentations.

    Si par contre vous entendez manager au sens d’un consultant senior qui chapeaute une équipe de juniors, alors là, nous abondons dans votre sens. Mais ce manager là reste un consultant.

    Lisez aussi la littérature du web (http://consultantes.wordpress.com/, http://petitpresta.blogspot.com/, http://www.paroledepresta.com/, etc) c’est étrange cette disgrâce du manager ? Une conspiration, Un complot ou une grosse déception des consultants ? Et n’oubliez pas que tout cela est de l’humour !

  6. "Manageuse" dit :

    Un peu caricatural mais pas toujours… lol!!! Je sais que certains d’entre nous ont beaucoup des traits que vous décrivez. Heureusement, pas tous !
    Mais dites vous bien que les Managers dont vous parlez sont aussi managés…et souvent par d’anciens ingénieurs qui ont gravi les échelons des sociétés que vous décriez 😉 et oui … 😀

  7. "Manageuse" dit :

    Ah, au fait… Mickael et Elvis vous claquent la bise 😉

  8. ploooooc dit :

    […] Et n’oubliez pas que tout cela est de l’humour ! Que les consultants lisent ce blog c’est de bonne guerre. Mais que les managers tellement harcelés par d’anciens ingénieurs perdent leur temps sur le net, c’est surprenant.

  9. Super Menteur dit :

    Six mois que mon manager n’est pas passé en mission et n’a pas pris de nouvelles du déroulement de cette dernière et si ça se trouve il est en train de glander sur ce site. Putain, j’arrive pas à les plaindre.

  10. troufion_5 dit :

    Quelle belle barre de rire.

    Merci à votre site que je devore au lieu de finir les specs d’un project bidon avant la pause de midi !!! 🙂
    Mon manager ? Deux ans et demi que je suis en poste et il ne sait toujours pas mon nom. Jamais eu encore d’entretiens annuel, j’ai cru un moment que c’étais tout les deux ans, pauvre junior que j’étais !!!
    Depuis j’ai appris que j’étais managé par un Londonien de 57 ans, qui n’a jamais vu la France et qui retient encore moins mon nom (ni mon prénom !). Biensur aucunes chances d’aller le voir à Londres (domage!), c’est la crise et le seul déplacement que je suis autorisé à faire, c’est pour venir bosser et rentrer chez moi !

    Bref, tout ca pour illustrer qu’il y a tellement de vrai, et avec bien du recul, beaucoup d’humour à en tirer. Cela rassure tellement de ne pas se sentir seul dans ce genre d’aventure !

    Merci ploooooc !

  11. "Manageuse" dit :

    Moi je trouve ce blog très intéressant… Et n’oublie pas que c’est de l’humour 🙂
    @Super Menteur, c’est peut-être moi lol… Mille excuse mais j’ai fais partie de la dernière charrette !!!! Oups.

  12. Un toto de plus dit :

    Pour ceux qui conseillent de « garder des traces », un petit conseil aux plus jeunes : les traces que laisse un manager sont celles de ses dents sur le parquet. Féroces d’ailleurs les dents, car manager est si proche de manger…

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