J comme Je me casse/Jeter

Telle la vie d’un consultant, ce blog a commencé par l’embauche en SSII ou Cabinet de conseil, s’est poursuivit par la joyeuse vie de l’inter-contrat, la qualification puis la vie en mission. Tirant vers la fin, le billet du jour sera consacré justement à la fin de mission et la façon dont on va quitter son très cher client.

A situation exceptionnelle, billet exceptionnel, nous avions pris les devants dans le précédent consacré à l’internalisation (pour mémoire).

Ce cas de figure est devenu tellement rare qu’il ne pouvait entrer dans le cadre du post du jour plus généraliste.

Nous avons retenu trois types de sortie de mission. Dans le premier cas vous avez fait les trois ans maximaux, puis nous verrons la démission et/ou la demande urgente de sortie de chez un client, pour finir par évoquer le cas, assez fréquent mais passé sous silence, du client qui dégage son consultant. En résumé, sortie à la demande des achats, du prestataire ou du client. Quelque soit le type de demande n’oubliez jamais la réponse du manager : « Sortir de mission mais tu es fou(olle), c’est la crise ! »

Ainsi voilà un bail qui touche à sa fin. Trois années passées chez le client, trente-six mois à rédiger des spécifications, faire des reportings, tester des applications au gré des envies et besoins de votre client. D’ailleurs pendant cette période triennale si vous avez usé douze commerciaux, vous avez aussi vu défiler quatre clients et vous avez rédigé près de 12 000 pages de blabla.

Vous étiez livré avec le bureau, le portable et la voiture de fonction du client. Généralement le prédécesseur indiquait à son successeur : « Et là c’est [votre prénom] tu peux t’appuyer sur lui, il connaît parfaitement bien la maison. » Votre place était acquise, inaliénable. Après tout vous aviez aidé à la promotion de trois internes vers de plus hautes fonctions.

En cent cinquante six semaines vous êtes devenu le pilier de l’entreprise, le seul qui reste de la première réorganisation chez le client et qui avait conduit à votre arrivée. Tous les autres prestataires sont partis ailleurs, les internes ont été mutés, promus ou retraités et vous devenez la mémoire des lieux. Vous maîtrisez tous les outils, vous connaissez toutes les procédures, tous les points d’entrées pour débloquer les situations, vous connaissez le process d’achat des toners pour les imprimantes, celui des commandes de PQ, vous savez qu’un petit taquet sur le côté gauche de la machine à café fait redescendre la pièce coincée. Bref, vous êtes THE référence des lieux. Et vous remarquerez que nous avons fait l’impasse sur vos multiples compétences qui ont justifiées votre maintient dans la place jusque là.

Mais un matin le client vient vous voir pour vous annoncer que dans un mois votre mission se termine, non en raison de vos qualités humaines ou professionnelles mais parce que les Achats sont pointilleux et qu’au-delà de trois années consécutives ils auraient l’obligation de vous embaucher. Embaucher ! Oh le gros mot dans l’économie française. Hors de question. L’entreprise préfère perdre cette connaissance qu’elle a payée et repartir de zéro avec un autre consultant plutôt que d’embaucher. Oui c’est bizarre mais notre économie fonctionne ainsi.

De votre côté, il faut contacter un manager : «
– Bonjour c’est [votre prénom], je suis chez [votre client] et ma mission prend fin dans un mois. Je voudrais savoir ce que tu as dans le pipe.
– Ta mission prend fin ! Pourquoi ? Le client n’est pas content ? Tu as fait une connerie ?
– Non, non, pas du tout mais cela fait trois ans.
– Connards des Achats ! Connards de législateurs de merde. »

Mettez-vous à sa place, trois ans en régie, vous égorgez sa poule aux œufs d’or en sortant de mission. En plus c’est un commercial junior, alors un consultant avec trois ans d’ancienneté dans la même boîte c’est l’inconnu pour lui. Et puis le client souhaitera peut-être vous remplacer par une personne d’une autre boîte. Le cauchemar pour ce pauvre commercial qui lançait des oiseaux sur son smartphone avant votre maudit appel.

A ce stade deux possibilités s’offrent à vous. Soit au bout de trois ans vous en avez vraiment marre, vous avez voulu jouer profil bas et ne pas faire le chieur face à votre SSII ou Cabinet de conseil et vous avez serré les dents patiemment en attendant ce jour. Soit pour vous ce changement est dramatique, vous aviez espéré que l’entreprise vous internalise, un autre client, d’autres visages, d’autres outils et d’autres processus vous tétanisent à l’avance.

Dans le premier cas, laissez le manager faire son travail pour qu’il vous remplace par un autre consultant de votre boîte et ainsi ne pas perdre le client. Dans le second cas parlez-en ouvertement avec votre client. Dites lui votre attachement à l’entreprise, votre souhait de rester. Et alors là, merveille des règles des Achats il suffit de modifier l’intitulé de votre mission pour que la règle des trois ans disparaisse et que vous repartiez pour les trois prochaines années à l’abri chez bibi. Exemple, vous étiez PMO, on vous remet sur une mission comme Organisateur. Vous étiez Chef de projet nouvelles technologies, vous serez Chef de projet Web. Vous étiez Testeur, vous devenez Qualificateur. Ni vu, ni connu.

Attention aussi au commercial qui propose cette astuce au client dans votre dos. Si vous espériez après trois longues années aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs dans le pré du CAC 40, c’est raté, vous en reprenez pour trois ans. Donc la sortie par demande des Achats permet toujours quelques arrangements.

Cela ne fait certainement pas trois ans que vous êtes chez le client, ni même dans la SSII mais hors de question que vous restiez une minute de plus. Vous êtes un mercenaire et un an de mission vous a suffit pour capitaliser sur une norme ou une méthode, piquer des templates et étoffer votre CV par un nom d’entreprise célèbre et une certification sur une gestion de projet à la mode.

Vous n’allez pas passé trois ans sur une norme qui a le vent en poupe aujourd’hui et qui sera totalement has been dans deux ans. Vous ne souhaitez pas du tout être internalisé chez ces malades qui n’attendent que les prochains progrès de la science pour vivre avec le smartphone en sous-cutanée.

Devant l’affligeante qualité de votre mission vous avez prospecté auprès d’autres boîtes pour gagner plus. Vous êtes comme ça, +10% tous les ans ou rien. N’attendez aucun jugement de notre part. Aujourd’hui c’est vous et non nous qui avez reçu une réponse positive. A vous de prévenir le client et le commercial. Mais dans quel ordre ? L’ordre des choses voudrait que vous avertissiez d’abord le commercial.

Le commercial c’est assez simple, vous profitez de votre pause déjeuner pour rédiger et expédier une lettre avec Accusé de Réception, lui indiquant, sans entrer dans les détails, que vous partez. Vous souhaiteriez lui expliquer votre façon de penser sur son management d’équipe mais vous préférez la pondération afin de tenter la réduction du préavis. Si vous avez des reproches, créez votre blog, pas la peine de l’exposer à votre manager, il ne comprendra rien. La réception de la lettre donne souvent lieu à un coup de téléphone, voir un déplacement sur site parfois, de la part du manager : «
– Bonjour [votre prénom] je viens de recevoir ta lettre, je suis assez surpris. En toute franchise, je ne comprends pas pourquoi tu veux partir.
– Que tu comprennes m’aurait étonné !
– Peux-tu me donner les raisons de ton départ ?
– Le 0,1% d’augmentation m’est resté en travers de la gorge.
– Tu pars donc pour plus. Ils te proposent combien, je suis sûr que l’on peut s’aligner.
– +25%.
– Ah… euh… bon d’accord… et bien tu sais que tu dois absolument faire tes trois mois de préavis. »

Nous avons affaire ici à la belle farce de la convention collective des SSII et Cabinet de conseil. Vous êtes tenus à trois mois de préavis, sauf qu’aucune SSII ou Cabinet de conseil n’a de visibilité à trois mois sur des missions à vous proposer. Cela veut donc dire que le consultant qui part pour une autre boîte encoure le risque de l’inter-contrat, de la mission pourrie ou de l’absence de mission lors de son arrivée dans sa nouvelle boîte. « Je te tiens, tu me tiens … »

Trois mois si vous êtes en mission, le manager n’a pas intérêt à vous les réduire car pendant ce temps l’argent tombe tous les jours. Trois mois en inter-contrat peuvent être réduits à trois heures car cela revient à vous payer pour rien. La réduction de préavis est envisageable, mais cela se traduit par un bras-de-fer avec votre boîte. N’oubliez pas les archives des mails envoyés que vous avez gardé et qui peuvent vous servir de base de discussion avec votre manager : « Tu ne veux pas réduire mon préavis, j’ai ici un mail indiquant ta promesse que ma mission durerait trois mois, j’y suis resté trois ans. Les Prud’hommes vont adorer. » Bluffez, les chances que votre manager connaisse le droit du travail sont nulles.

Bref, pour réduire votre mission, vous avez besoin d’un appui de poids, votre client.

C’est le client qui peut de lui-même pousser à la réduction de votre préavis. A condition de ne pas lui dire que vous partez parce que son entreprise est nulle, le projet pourri et lui-même une espèce de trou du cul comme vous en avez rarement croisé. Le client ne veut qu’un péquin pour lui fournir ses reportings. Que le péquin se nomme Vincent, François ou Paul, il s’en fout. Si le client juge qu’un mois de recouvrement est suffisant, cela arrangera bien vos affaires. Tout en laissant le temps à votre manager de présenter d’autres personnes pour vous remplacer sur la mission. Cela arrange tout le monde.

Attention au client. Il y a de forte chance que vous vous retrouviez dans une autre SSII ou un Cabinet de conseil, en mission dans cette entreprise que vous vous apprêtez à quitter. Cela veut dire qu’on vous demandera des références. Il est préférable que votre ancien client ne vous décrive pas comme un trou du cul avide d’argent. Ménagez la chèvre et le chou.

Dernier cas de figure, le client qui vous dégage. Malgré toute votre bonne foi et vos lectures wikipédiennes, vous êtes à la ramasse. Vous aviez pourtant expliqué à votre commercial qu’un profil chef de projet web aurait du mal à coller au besoin d’expert en titrisation, mais il avait été très fort et le client sous le charme. Bref, après un mois d’adaptation vous n’avez pas réussit à faire le job, vous ne compreniez rien, alors un jour le client vous a indiqué que vous quittiez le bureau ce jour. Ajoutant, que tout est vu avec votre commercial. Oui, le salaud aurait pu vous appeler. Quand on voit le niveau des internes et de certains prestas, être sorti de mission c’est quand même un peu la honte. C’est aussi très compliqué à gérer auprès de votre manager pour qui vous êtes une merde finie. Rassurez-vous même quand vous êtes en mission, vous restez une merde finie pour lui. Mais une merde qui crache au bassinet tous les jours.

Par contre rien à craindre sur votre dossier de compétence, une mission très courte ou écourtée, cela se vend à merveille comme du forfait. Les futurs clients n’y verront que du feu. Le risque c’est d’être présenté dans un autre service de l’entreprise qui vous a viré précédemment. Le client ne vous a pas fait de cadeau la première fois, pourquoi en faire la seconde en vantant vos qualités lors d’une confirmation de références ? Rassurez-vous aussi, ces boîtes sont grandes, votre ancien client est peut-être muté à Hong Kong, Casablanca ou Wasquehal. Il n’est pas certain qu’une vérification très poussée soit faite. Votre client est peut-être connu en interne pour être un trou du cul. Mais le risque plane.

Vous aurez compris que la sortie de mission est très dure à gérer. Entre les consultants mémoire vivante qui ne veulent pas partir. Ceux qui le souhaite mais dont l’intitulé est renommé pour qu’ils restent trois ans de plus, les Money’s Warriors à la solde du plus offrant et les clients qui vous dégagent du jour au lendemain, l’ensemble vous réserve de beaux moments en perspective.

Mais la seule, l’unique et véritable question reste : Faut-il faire ou pas de pot de départ ? Si le sujet des pots à déjà été traité (pour mémoire), celui du pot de départ reprend les trois cas de figure présentés :
– Départ après trois ans, vous pouvez organiser un pot et espérer qu’une collecte soit faite dans l’open space pour vous offrir une horloge sur laquelle on peut lire « Il n’y a pas d’heure pour l’amitié ! » Votre dernière action sera alors un mail de remerciement, dans lequel vous indiquerez combien ces années vous ont enrichi humainement et professionnellement, combien vous regretterez tout le monde les invitant à vous contacter sur votre adresse mail privée. Il s’agissait en fait de votre avant-dernière action, la dernière étant de saisir vos imputations hebdomadaires sur le projet.
– Départ en cours de mission, cela sera selon votre ressentie. Soit un pot au bistrot du coin avec cinq à six personnes, soit un vrai pot dans l’open space. La circulation d’une enveloppe n’est pas obligatoire. Pensez à renseigner vos lignes d’imputation en partant.
– Départ dans la demi journée, pas la peine de prévoir ni de pot, ni de mail. Filez à l’anglaise lire Wikipédia pour votre prochaine mission.

Enfin, vous n’avez plus cinq ans, alors arrêtez vos collections compulsives et pensez à rendre le badge en sortant. Vous n’espériez quand même pas le garder pour le monter en sautoir sur un collier telles les dents de tigre de Rahan. Et vous verrez, cela ira mieux demain.

E la nave va

Prochain article : B comme Backup, 20 juin 2011

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15 commentaires pour J comme Je me casse/Jeter

  1. TrouFion dit :

    Tellement vrai !
    Cet article mériterait d’être l’unique ligne d’un mail de départ !
    En addition : L’horloge n’est pas facultative, j’ai eu droit a une clef USB (512 Mo, un reste de stock) de la boite, un « cadeau » très gratifiant ! 🙂

    • ploooooc dit :

      @TrouFion. Un clé USB ! Veinard. Nous avons eu droit d’ »empoter » le calendrier en carton charté de l’entreprise d’où nous partions.

  2. Super Menteur dit :

    Moi j’ai eu droit à un gilet orange de la protection routière. Un gilet orange, vous l’assortissez avec quelle couleur de cravate ?

  3. David G dit :

    genial ce post! et tellement vrai… sont vraiment des escrocs

  4. theshaq dit :

    Alors moi je débute Mardi , sur une mission que j’ai accepté aprés deux mois sans rien. Donc autant dire, un truc que je sais pas faire. Je reviens vous voir dans trois mois , ton articile me sera trés utile !!!

  5. elvirea dit :

    Merci pour cet article qui m’a bien fait rire par moment ! J’espère être bientôt concernée directement : cela fait 2 mois que j’ai commencé une mission mais alors attention, les choses sont trèèèès compliquées. Je ne suis pas salariée de la ssii, ils m’ont fait passer par une société de portage. Donc 3 interlocuteurs (portage, ssii, client) et autant de contrats, je suis paumée !!! Je ne parle même pas de la mission qu’on m’avait vendue comme relevant de telle fonction alors qu’elle n’a rien à voir avec ça…. ni même du fait qu’en fait je n’ai STRICTEMENT rien à faire et que je passe mes journées devant l’écran à attendre 17h tapantes pour me tirer… Bref, je passe donc des entretiens ailleurs (en déguisant mes absences par de superbes excuses : j’ai besoin d’une journée pour déménager, j’ai besoin d’une journée pour être au chevet d’un malade, etc), et j’arrive à la fin d’une looooongue série d’entretiens pour un poste d’enfer (où j’aurai des journées bien occupées !) et en cdi qui plus est ! Je croise donc les doigts pour que ça marche et faire enfin quelque chose d’intéressant !

    Bref, j’espère bien poser bientôt ma démission. Le problème est : comment faire et sous quel délai puis-je partir ? Je me permets de poser la question ici, peut-être que quelqu’un saura me répondre. Car en effet, je ne comprends rien à mes contrats, tout est flou. J’ai 4 mois de « validation des compétences » chez le client, mais seulement 3 mois de période d’essai pour le cdi avec la société de portage. A certains endroits du contrat il est écrit qu’il y a un préavis d’un mois, masi il est dit aussi que mon contrat relève de la convention syntec qui, il me semble, permet de démissionner, lorsqu’on est en période d’essai, en 2jours ?! Et pour finir dans l’un des contrats (convention d’adhésion à la ssii), il est écrit qu’il est possible d’y mettre fin avec un mois de préavis HORS période effective de mission… C’est ce dernier point qui me fait peur. Cela voudrait-il dire que je suis obligée de faire la mission jusqu’au bout ??? Et de louper un cdi ??? Pourtant en cdd (une mission ça y ressemble bcp), on peut partir si l’on a un cdi…

    Donc qu’en pensez-vous ? Puis-je partir et à quelle rapidité ?

    Et pour finir à qui dois-je envoyer une lettre recommandée le jour où je pars ? A la société de portage ? A la ssii ? Au client ? Aux trois ? Par qui commencer lorsque je l’annoncerai de vive voix ?

    Merci de votre aide, c’est le flou le plus total ici !
    Sur ce, je retourne ouvrir des fichiers pour faire en sorte que mon écran bouge et que l’on croit que je suis occupée… Encore 2h30 à tenir…

    • ploooooc dit :

      En période d’essai le délai est de 2 jours. Il faut avertir la SSII qui se chargera de faire descendre l’info à la société de portage et au client. Le tout par lettre AR. Bonne continuation pour la suite.

  6. theshaq dit :

    Alors je reviens pour dire que je vais être débauché sur une autre mission Lundi prochain, chez un autre client. Et mon client actuel n’est absolument au courant de rien. Alalala vive le consulting vraiment.

  7. choubaka dit :

    Hello, ah ah j’ai bien ris à la fin de l’article ayant moi-même oublié de rendre mon badge en partant de chez le client : ) peut être qu’inconsciemment je pensais que l’on allait me demander de revenir, je suis naïf je sais. Félicitations pour vos articles, on se sent moins seul du coup…

    • ploooooc dit :

      Non, vous venez juste de débuter une collection !
      C’est effrayant que tant d’année après il y ait toujours autant de commentaires.
      Rien ne change… malheureusement.

  8. Bub dit :

    Le billet colle parfaitement à la réalité des SSII, j’ai rejoint une fameuse SSII nord américaine, pour plus de pécision, elle origniare du pays au drapeau à la feuille d’érable. Dans les faits, j’ai passé deux mois au siège en inter-contrat travaillant sur des sujets internes, souvent pourries, ensuite ils m’ont affecté sur une mission qui n’a rien à voir avec mes compétences sectorielles et avec la BU que j’ai intégré et malheursement au bout de deux mois le client demande de me faire sortir de la mission. A vrai dire j’étais au bout de mon souffre lors de cette mission et je n’ai pas pu supporté tout ce que je client me demande. Pour info, la mission a été vendu comme une régie forfaitaire… du coup le manager était très mécontent et ils ont décidé de mettre fin à ma période d’essaie. Après plus de 6 mois chez eux, ils m’ont mis à la porte comme une merde. J’ai vraiment la rage mais au moins j’ai une visibiltié sur la manière avec laquelle ce genre d’entreprise traitent leurs salariés.

    La question que je me termente d’esprit est la suivante : Comment expliquer la rupture de la période d’essaie pour mon prochain recruteur ? Quels arguments à avancer ?

    En vous remerciant,

    • ploooooc dit :

      Cher Bub,
      Nous vous proposons la solution suivante. Sur votre CV/Dossier de compétences vous zappez les deux mois d’intercontrat afin de prolonger votre mission chez le client. Vous augmentez ainsi votre crédibilité auprès de votre futur client. Quant aux raison pour la fin de votre mission elles peuvent être une de celle-ci :
      – Problème budgétaire avec pour conséquence la sortie des prestataires ;
      – Correction sur le projet et décision d’opter pour une externalisation des équipes ;
      – Mission courte pour une période ou un livrable très précis (expression de besoins, spécifications, développements selon vos compétences).

      Voici deux grands classiques. Nous vous conseillons même de le mettre en avant lors de vos prochains entretiens, vous savez ce moment bison où le recruteur vous demande votre pire et meilleure mission. Là, des trémolos dans la gorge vous répondez que vous adoriez cette mission mais que le budget a eu votre peau. Vous devriez faire votre petit effet.

      Courage !

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